3 avril 2014 Lucie

Économie collaborative : définitions

« What is mine is yours »

Il existe une multitude de définitions différentes sur l’économie collaborative. Au vue de ses multiples applications, une définition précise pourrait sembler quelques peu réductrice. Mais une phrase de Jeremy Rifkin (2005) résume plutôt bien l’idée générale de ce phénomène: « substituer la notion d’accès à celle de propriété ». La possession n’est donc plus ce qui prime, ce qui importe au consommateur est de pouvoir l’utiliser.

« What is mine is yours »

Il existe une multitude de définitions différentes sur l’économie collaborative. Au vue de ses multiples applications, une définition précise pourrait sembler quelques peu réductrice. Mais une phrase de Jeremy Rifkin (2005) résume plutôt bien l’idée générale de ce phénomène: « substituer la notion d’accès à celle de propriété ». La possession n’est donc plus ce qui prime, ce qui importe au consommateur est de pouvoir l’utiliser.

La « sharing economy » peut se diviser en trois catégories (Rachel Botsman, 2010):

« The redistribution market » : réduire, réutiliser, recycler, réparer, redistribuer. Au lieu de jeter les biens dont nous n’avons plus l’utilité, les 5 R permettent de réduire nos déchets et d’allouer nos biens non utilisés plus efficacement.

  • « The redistribution market » : réduire, réutiliser, recycler, réparer, redistribuer. Au lieu de jeter les biens dont nous n’avons plus l’utilité, les 5 R permettent de réduire nos déchets et d’allouer nos biens non utilisés plus efficacement.

« The collaborative lifestyle » : Travailler chacun de son côté n’est pas une solution pour utiliser pleinement et efficacement les moyens dont nous disposons. En collaborant nous partageons le temps, l’argent et les compétences pour permettre à chacun d’accéder à des moyens qu’il n’a pas forcément et allouer ces moyens de manière optimale.

  • « The collaborative lifestyle » : Travailler chacun de son côté n’est pas une solution pour utiliser pleinement et efficacement les moyens dont nous disposons. En collaborant nous partageons le temps, l’argent et les compétences pour permettre à chacun d’accéder à des moyens qu’il n’a pas forcément et allouer ces moyens de manière optimale.

« The product service systems » : Certains de nos biens ne nous servent que quelques heures par jour, par semaine voir par an. Ce système vous permet donc de louer ces biens pendant que vous ne les utilisez pas. Cela permet d’éviter de surconsommer ces biens qui ne sont pas utilisés de manière optimale mais de permettre aux consommateurs d’y avoir accès et de les utiliser.

  • « The product service systems » : Certains de nos biens ne nous servent que quelques heures par jour, par semaine voir par an. Ce système vous permet donc de louer ces biens pendant que vous ne les utilisez pas. Cela permet d’éviter de surconsommer ces biens qui ne sont pas utilisés de manière optimale mais de permettre aux consommateurs d’y avoir accès et de les utiliser.

 

Une économie qui s’applique à tous les domaines

OuiShare, un des premiers acteurs de cette nouvelle économie en France considère que ce phénomène est le résultat de plusieurs initiatives dans différents domaines :

  • L’économie du partage ou la consommation collaborative : le troc, la location, l’emprunt, l’échange, tous ces éléments qui vont permettre, comme cité précedemment, « à la notion d’accès de se substituer à celle de propriété » Jeremy Rifkin (2005).
    Ce sont des sites comme Le Bon Coin (achat ou vente de biens d’occasion), Air Bnb (location d’une chambre ou d’un appartement entre particuliers) ou Blablacar (co-voiturage) qui ont fait le succès de ce type de consommation.
  • L’open knowledge » : qui peut être traduit par la culture libre, permet à tout le monde d’avoir accès à des sources d’informations gratuitement, de les utiliser et de les échanger. Wikipédia, encyclopédie collaborative en ligne, est ainsi l’exemple parfait de ce modèle économique de l’information en open-source.
  • « La gouvernance ouverte ou horizontale »: qui permet aux citoyens de participer plus en profondeur à la vie de la communauté. On voit ainsi apparaitre des « plateformes d’engagement civique » et même des « budgets participatifs » qui permettent aux citoyens de se tenir au courant de la vie municipale et de participer aux décisions.
  • Le crowdfunding: permet aux particuliers d’utiliser leur capital pour financer un projet sans passer par un intermédiaire bancaire. Nous aborderons plus en profondeur cette notion dans la suite de ce mémoire.
  • Les « makers »: apparu avec l’avènement du Do it yourself (littéralement Fais le toi même), les makers créent et produisent des biens de consommations en petites séries. Grâce à l’open-source ils échangent, partagent leur savoir-faire. Ce sont sur des plateformes comme Etsy ou A little market que l’on retrouve ces bricoleurs qui ont fait de leur hobby un métier.

L’apparition des FabLab confirment également cette tendance. Ces espaces de co-working (ou espaces de travail partagés) où sont mis à disposition des machines de haute technologies permettent à n’importe qui de fabriquer ou prototyper les biens qu’ils ont imaginés pour un coût moindre.

Une nouvelle manière de produire et de vendre donc.

En somme l’économie collaborative est l’économie de la co-création, du co-working, du co- voiturage, de la co-llaboration.
Elle a changé notre manière de nous déplacer, de nous habiller, de nous loger, de nous nourrir, de nous financer, de communiquer, de s’instruire. La « sharing economy » s’est installée dans notre vie quotidienne et l’a radicalement changée.

Pourtant encore beaucoup de gens ignore tout de cette nouvelle économie…

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