30 août 2016 Lucie

Le Crowdfunding et les grandes marques

Crowdfunding : vers une révolution générale des méthodes de création ?

Le mouvement du financement participatif (ou crowdfunding) est en marche, et rares sont ceux qui l’ont raté. Le principe est simple : il s’agit pour une entreprise, une association, un artiste ou un particulier de rechercher des fonds pour un projet auprès du grand public.

Plusieurs types de contribution sont possibles : don, don avec contrepartie, achat d’actions ou bien le prêt. A l’heure du développement du « co » dans de nombreux domaines, les start-up sont de plus en plus nombreuses à se jeter à l’eau.

Mais sont-elles les seules à pouvoir se le permettre ? Elargissons nos horizons pour explorer les perspectives que cet écosystème peut offrir aux marques.

Ancrage d’un nouveau paradigme : le public décideur

Alors que son marché ne fait que croître, le crowdfunding apporte des révolutions aussi bien pour les consommateurs que pour les entrepreneurs. Les premiers bénéficient aujourd’hui d’un nouveau mode de consommation : la capacité de décider de ce qu’ils veulent voir demain dans leurs magasins. En finançant un produit ou un service, et en participant ainsi à son succès, chacun est capable de faire part de ce qui lui plait.

Bien plus encore, le crowdfunding permet d’impliquer les contributeurs à long terme, notamment dans les décisions, au fur et à mesure de l’avancée du projet. Les entrepreneurs, de leur côté, peuvent aussi bien tester un nouveau produit qu’en co-créer un grâce à la participation de leur cible marketing. Quoiqu’il en soit, nous assistons à un changement de paradigme dans lequel l’échange se fait en bottom-up. Les créateurs s’appuient sur leurs cibles comme d’un tremplin pour leur activité, et ça marche.

Le crowdfunding est une épreuve de remise en question, aussi bien pour son business model que pour sa stratégie marketing. Si le public n’appuie pas le projet, soit celui-ci n’est pas assez mûr, soit la communication n’a pas su toucher et rassembler la bonne communauté. Dans les deux cas, il reste encore du travail à faire.

Retenons tout de même que, quand il fonctionne, le crowdfunding engage le public et lui donne un intérêt et un rôle non négligeables. Celui-ci, à juste titre, a l’impression d’avoir participé à la création du projet, et y voit donc bien plus qu’une contribution financière.

Le crowdfunding : un système réservé à ceux qui ont besoin d’argent ?

Eh bien non ! Au contraire, le crowdfunding est d’autant plus efficace lorsqu’une campagne a pour ambassadeur une personnalité. Et cela paraît tout à fait logique, puisque celle-ci bénéficie déjà d’une large communauté. La tâche n’en est que plus simple.

La preuve en est avec Thierry Marx, Michelle Laroque, ou encore Veronica Mars, qui ont chacun su faire de leur collecte un véritable succès. Alors nous pouvons nous poser la question : si les personnalités bénéficient d’un tel soutien pour mener un projet, pourquoi les marques ne pourraient-elles pas faire de même ? La  réponse : pourquoi pas ?

Mobiliser et impliquer ses clients : un nouvel enjeu pour les marques

Mobilisation et implication. Deux mots que nous entendons déjà beaucoup. Un idéal de comportement de la part des consommateurs. Certes, mais si la mobilisation et l’implication avaient lieu avant même que le produit ou le service n’existe ? Et si les consommateurs pouvaient devenir définitivement la clé du succès des produits en décidant de leur sort ?

Certaines marques se sont déjà essayé à l’exercice du crowdsourcing, qui peut donner des résultats particulièrement bons. Lego l’a prouvé avec sa plateforme Cuusoo. Mais nous pouvons aussi citer Intersport, qui a lancé sa propre plateforme de financement participatif dédiée au sport : Sponsorise.me. Celle-ci rassemble déjà 45 projets. Et que dire de Michel et Augustin, qui ont développé une marque proche de ses consommateurs, en interaction constante avec eux. Design des packagings et recettes des futurs produits sont, entre autres, les éléments sur lesquels la communauté de la marque peut avoir une influence. A plus grande échelle, rappelons que Heineken fait appel à la créativité de sa cible via sa plateforme Ideas Brewery, en lançant des challenges pour du design, par exemple.

En voyant toutes ces illustrations, pourquoi ne pourrait-on pas se dire qu’une grande marque peut passer par le crowdfunding pour développer ses propres produits et services ? Avec tout ce potentiel, nous pouvons imaginer que cette marque engage sa communauté dans la création d’un projet, et ce en échange de prix très avantageux pour les contributeurs.

Et pour les consommateurs ?

L’intérêt du financement participatif pour la marque est donc tout trouvé, mais où est celui pour le consommateur ? Tout simplement, l’écosystème qui se bâtit peu à peu serait une solution pour ne pas se faire dicter ce que chacun doit consommer. Mais aussi pour être économiquement gagnant. Il y a à présent tout un modèle à s’approprier pour faire en sorte de mettre la révolution en marche. Permettant à tout un chacun de choisir ce qu’il consommera demain, tout en participant à l’innovation et au développement des entreprises.

Comments (2)

  1. Bonjour.
    Le problème avec les grosses marques c est que bien qu elles aient les moyens de financer un projet c est qu elles vont reporter les risques les des petit porteurs grâce ou à cause du crowdfunding.
    Cordialement

    • Lucie

      Bonjour Julien,
      Je ne comprends pas bien votre commentaire, pouvez-vous m’en dire plus ?
      Bien à vous
      Lucie

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